Investir à Dago ...
Envoyé par: RAINTA A. (Adresse IP journalisée)
Date: dim 9 novembre 2008 01:10:32
Parler de Madagascar, de son climat et de son potentiel touristique ne suffit pas.
Penser de Madagascar et des Malagasy est autrement … pour les « Tia Tanindrazana » et amis de Madagascar.
Mes dires sont loin du dénigrement et des critiques. Ce n’est pas un propos mais seulement quelques constats sur des pans de la vie courante, en tant que simple électeur et contribuable.
DE LA MENTALITE : Tout le monde veut mettre son p’tit gribouillis sur un papier qu’on n’arrive plus à lire le papier. Tellement, y a plein de signatures et de cachets (rouge en plus !)...
Hallucinant, non ?
Le Président en avait marre de cette lourdeur et lenteur administrative qu’il s’était fait élu Maire avant d’être Président de la République…
Il a oublié … sa galère … !!!
GALERE ADMINISTRATIVE que tout contribuable est victime. Du temps, des parcours aux 4 coins de la ville pour avoir un bout de papier dans le but de faire valoir ses droits… en toute honnêteté ! C’est dur et lamentable ! Non ? Tant que c’est ainsi, … c’est-à-dire une signature par jour et s’il t’en faut 5 … tu dois disposer d’une semaine ou quelques semaines au minimum …
A ce rythme, qui oserait investir à Madagascar ? Le temps c’est de l’argent , non ???
Je ne parlerais pas des frais de gestion,des taux d’imposition dans toute transaction … et le spectre du BIANCO …
HALLUCINANT !
Va ouvrir un compte bancaire à Madagascar … ! Tu veux placer tes sous et on « t’emmerdes » …. ! Refuser l’argent sale, soit ! Mais le BIANCO perd son temps dans de menus travaux ... A se demander qu’on n’a plus confiance au pouvoir régalien du Fisc …
DES CONDITIONS DE TRAVAIL : le service public est mal loti et à se demander comment peut-on travailler dans un lieu délabré , mal entretenu et insécurisé, … Où et comment le serviteur de l’Etat peut-t-il assumer dans de bonnes conditions les services qui lui sont confiés et demandés ? Je me permets de faire la remarque que dans le privé c’est « classe » et à l’européenne tandis que dans le service public, …
C’EST LE MOYEN AGE EN 2008.
Que les Ministres, le Président de la République constatent sur place et sur pièces la réalité des conditions de travail et de vie des serviteurs de l’Etat et des contribuables.
Il est inadmissible que les contribuables et serviteurs de l’Etat soient dans de telles conditions.
IL Y VA DE L’INTERET GENERAL ET DU BIEN PUBLIC...
DE L’ADMINISTRATION : Quel bordel ! Excusez-moi ! Tout est éparpillé géographiquement. Et c’est un vrai parcours de combattant pour investir, entreprendre ou pour avoir tout simplement un certificat de résidence, etc …
Merci de la pagaille organisée.
C’est comme demander la main d’une fille à ses neveux, nièces, cousins, cousines, … en plus des parents. Sans le BIANCO … Heureusement !
DU POUVOIR D’ACHAT : Les pauvres … Avec de telles conditions, les « amorom-bilàny no feno arina » vont se servir en priorité, tout bêtement et simplement au détriment du général .
DES SOMMETS : Champion pour la frime !…. Bonjour aux problèmes de « jiro sy rano ». Les hôtels et résidences présidentielles sont prioritaires … La fourniture d’eau et électricité vont se faire …
AU DETRIMENT DU VAHOAKA.
DE LA SECURITE : Y a police et gendarme … Je suis « muet » comme une carpe sur cette question … L e mélange de genres n’est pas mon fort. Quelle idée !!! Placer 2 Institutions complémentaires mais différentes sous le même pied d’égalité, Pourquoi pas ? ‘faut oser !!!
‘faut pas « copier-coller » la France avec son G.I.R. La Gendarmerie, la Police, Les Douanes, les Impôts et la Répression des Fraudes collaborent pour un service commun et dans un but bien déterminé. Sur ce plan, on n’a pas les moyens intellectuels, matériels et organisationnels.
Y a pas l’équivalent de BIANCO qui s’affiche publiquement et dissuasivement en France. Un tel organisme risque de scléroser, de brider et brimer les Institutions du pouvoir économique, du Pouvoir Judiciaire et tout investissement.
C’est à la fois vexant et humiliant en prime … Pas rassurant du tout.
De la liberté aussi dans toute entreprise intellectuelle, culturelle et d’expression. La sécurité ne limite pas par l’agression physique.
DE LA METHODE : « On met la charrue avant les zébus ». Autrement dit, on construit des hôtels et résidences ou pavillons individuels sans savoir si on a de l‘aisance et de la voirie (route, eau, électricité, tout à l’égout, … ) au préalable. Que nenni ! Bonjour l’entretien du patrimoine immobilier !!!
MORALITE : Quiconque investit à Madagascar est susceptible d’être un « voyou » et un oiseau à plumer…